vendredi 18 janvier 2008

Intercommunalité

A partir des structure existantes (ou, si besoin, par la création de nouvelles organisations) :
  • Développer la transparence sur les projets en cours et à venir en informant et associant les limonois intéressés.
  • Mieux connaître les préoccupations partagées avec les autres communes.

En s’appuyant sur les organismes et associations qui encouragent ces initiatives (ADELS – Mairie-Conseils..) proposer des projets innovants permettant :

  • La revitalisation ou la création d’exploitations agricoles compatibles avec la situation « péri-urbaine » du village. (en s’inspirant d’expériences réussies d’autres régions : par exemple « fermes pédagogiques, vente directe de produits fermiers, accueil et information des touristes et promeneurs…)

    Des expériences montrent que la rentabilité peut être trouvée grâce au regroupement et à la diversification.

  • La réalisation d’équipements permettant des économies d’échelle et une ouverture sur l’extérieur (piscine, centres de loisirs,…)
  • Le développement de services aux personnes, en particulier à celles qui se déplacent difficilement.
  • Optimisation des transports (en étudiant, par exemple les possibilités de « co-voiturage »)

Indépendance de la vie associative

CONSTAT :

Bien sûr, la municipalité actuelle est dans son rôle lorsqu’elle suscite la création d’associations là où il y a des besoins non satisfaits et qui sortent des compétences municipales ( cf. Limonest Patrimoine ) ; elle est dans son rôle lorsqu’elle soutient les associations par le versement de subventions ; elle est aussi dans son rôle, plus exceptionnellement lorsqu’elle municipalise celles qui lui paraissent procéder d’un service collectif nécessaire à la population ( exemple : la crèche).Quoique , en la circonstance, des débats portés sur la place publique nous auraient parus bienvenus pour de telles opérations ayant une incidence directe sur le budget à long terme de la commune.

Cependant la municipalité s’écarte de son rôle lorsqu’elle s’immisce dans les affaires de ces associations : soit en essayant d’imposer telle ou telle autre personne à un poste important dans le bureau d’une association, soit en essayant d’influencer la politique d’une association par le biais du chantage à la subvention par exemple.

Evidemment, ce n’est pas exposé sur la place publique, mais on aura à l’esprit le cas de ce président d’association en exercice pour lequel le maire était allé solliciter un remplaçant, ou encore le cas de cette personne désignée par le maire pour se porter candidat à la présidence vacante d’un bureau.

Le mandat actuel a vu se réaliser la municipalisation de la crèche et de l’école de musique, et il est de notoriété que le football est depuis longtemps chasse-gardée de la municipalité, d’ailleurs tout le monde connaît le « président d’honneur » du FCLSD, qui n’est autre que le maire, lui-même longtemps président, mais peu de gens savent qui en est le président actuel.

C’est donc peu dire que le champ effectif de l’indépendance de la vie associative a donc eu tendance à se restreindre sérieusement ces dernières années. Les grosses associations non municipales pouvant encore revendiquer cet espace de liberté sont l’ASCJL et l’ADMR, voire aussi le Comité de Jumelage et les associations de parents d’élèves qui n’appartiennent pas aux fédérations officielles FCPE, PEEP.

PROPOSITIONS :

La proposition que peut faire EpL pour remédier aux dérives constatées découle directement du constat précédent : il s’agit simplement de s’engager auprès des limonois, solennellement et sur l’honneur, à ne jamais intervenir dans la désignation des membres d’un bureau associatif, de quelque manière que ce soit, ni à influer sur le fonctionnement de celui-ci. A faire en sorte également de ne pas « infiltrer » plus ou moins volontairement les conseils d’administration par des conseillers municipaux ou des proches de ceux-ci.

On pourrait imaginer, pour donner un gage de cet engagement, créer une sorte de commission d’observation et de contrôle du respect de ces règles d’indépendance de la vie associative, au sein-même de la municipalité.

Il va de soi qu’on peut imaginer des cas de dérogation à cette règle de bonne conduite : par exemple en cas de nécessité faite à la mairie d’intervenir, à la demande des adhérents d’une association en danger et dans l’incapacité de désigner ses propres « cadres ».

Mais veiller au respect de l’indépendance de la vie associative, c’est aussi, et alors que le mandat qui s’achève a vu la municipalisation de deux grosses associations ( la crèche et l’école de musique ), se poser la question de la poursuite ou de l’arrêt du processus de municipalisation des associations.

C’est aussi introduire de la clarté et de la transparence dans l’attribution des subventions : être en mesure d’expliquer et justifier comment et par rapport à quoi se détermine le niveau global des subventions versées aux associations, et ensuite sur quelle base objective s’effectue la répartition entre elles.

A cet égard, l’office municipal des sports que propose par ailleurs de créer Ensemble pour Limonest, pourra exercer ce rôle au niveau des associations sportives de la commune.

Evolution des finances publiques à Limonest 2001-2006

Si l’on compare les données du compte administratif de 2001 avec celles de 2006 (2007 n’est pas encore connu), la première remarque que l’on peut faire est que les dépenses de gestion ont augmenté de 50% pendant cette période, passant de 1.666.280 EUR à 2.508.282 EUR, ce pourcentage s’établissant à 66 % si l’on ne tient pas compte d’une dépense exceptionnelle de 156.825 EUR pour frais d’actes et de contentieux en 2001.

Une analyse plus détaillée des différentes charges permet de constater que pratiquement tous les postes, à une exception près, sont en hausse, et ce, de façon relativement importante pour certains. Quelques chiffres ci-dessous pour illustrer cette tendance.

Le code 60xxx qui regroupe les consommables : eau et assainissement, électricité, combustibles carburants ainsi que des fournitures diverses et qui affichait un montant de 208.247 EUR en 2001 a vu passer ce chiffre à 334.294 EUR en 2006, soit une augmentation de plus de 60 %.

Le code 61xxx qui comptabilise entre autres les prestations de service, les locations mobilières, l’entretien des terrains et des bâtiments, les frais de maintenance, etc…et qui se chiffrait à 228.546 EUR en 2001 a atteint 427.388 EUR en 2006, soit une augmentation de 87 %.

Pour le code 62xxx dans lequel on retrouve les frais d’honoraires et d’actes, les fêtes et cérémonies, les frais de réception, d’affranchissement, de télécommunication etc…la note (hors frais exceptionnels sur 2001) passe de 98.750 EUR à 152.275 EUR soit plus de 69 % d’augmentation..

Viennent ensuite les frais de personnel, ceux-ci sont passés de 637.922 EUR à 1.296.732 EUR en 2006, affichant une hausse de 103 % avec, comme principale raison, une augmentation du nombre d’employés de la commune : 40 en 2006 contre 23 en 2001. Cet effectif devrait encore augmenter en 2007/2008 avec l’embauche d’un policier municipal, d’un rédacteur et de plusieurs intervenants pour le service de la cantine.

Dernier chapitre, les charges de gestion courante, moins élevées qu’en 2001 du fait d’une diminution du montant global des subventions versée aux associations, réduction justifiée par l'intégration des personnels de la Galipette et de la direction de l’école de musique dans les effectifs de la commune.

On trouve aussi dans cette section les indemnités des élus lesquelles sont passées de 54.036 EUR à 71.245 EUR, affichant une hausse de 31,8 % supérieure à l’inflation; les frais de mission en augmentation de 110 % et les frais de réception (14.964 EUR) en hausse de 361 % par rapport à 2001. Bien vivre à Limonest avez-vous dit ?

Nous sommes actuellement dans un monde en pleine mutation, et le contexte économique n’incite pas à l’optimisme, aussi maîtriser l’ensemble de ces dépenses est plus qu’une nécessité. Les impôts, qu’ils soient prélevés par l’état ou par les collectivités locales, contribuent toujours plus à la baisse du niveau de vie des Français.

Cette maîtrise passera obligatoirement par des économies, par une meilleure organisation des postes de travail car il n’est pas normal en effet de voir d’un côté augmenter les effectifs du personnel et de l’autre enregistrer une hausse importante des prestations extérieures, des frais d’entretien des terrains, des bâtiments et de maintenance, …
D’autres postes budgétaires devront également être revus à la baisse car l’inflation des dépenses de la commune n’est pas un fait inéluctable.

Développer lien et solidarité entre générations pour re créer vie et culture

Constat

Certains jeunes et familles ne trouvent pas de logements à la taille de leurs revenus et doivent quitter Limonest faute de trouver des solutions, même transitoires, sur place .

Certaines personnes seniors, seules ou en couple, qui souhaiteraient une vie plus collective, n’ont que deux choix :
- aller en maison de retraite,
- quitter Limonest .
Ceci conduit à l’isolement des uns et des autres, et donc à rendre notre village sans vie collective réelle.

Proposition

Créer un complexe au centre du village, (il y a la place pendant qu’il est encore temps ) comprenant sur une aile des logements pour les personnes séniors, sur l’autre aile des logements pour jeunes célibataires ou jeunes couples actifs.

Une passerelle entre les deux ensembles avec un cabinet médical de sécurisation des personnes âgées,
une salle de rencontre conviviale entre générations pour diverses activités (formation réciproques, expositions, conférences,...).

L’ensemble serait géré par une personne animateur et gardien en associant les résidents avec leur droits et leurs devoirs .

Ce complexe au coeur du village et des commerces de proximité, devrait permettre aux personnes seniors de Limonest, mais aussi aux jeunes , quelque soit leur niveau de revenu, non seulement de rester à Limonest, mais de s'installer pour (re)-donner vie à notre village.

Le montage de ce projet devra se faire en prenant le temps d’une vraie concertation avec l’ensemble de la population de Limonest, afin qu’il corresponde vraiment à ses besoins et à ses attentes. Ainsi les Limonois au lieu d’être de simples utilisateurs, s’approprient leur village et deviennent acteurs du changement qu’ils souhaitent.

Editorial

« Quand je vois certains de mes voisins passer quatre ou cinq mandats à la tête de leur commune, ça n’est pas raisonnable. On s’use soi-même et les gens s’usent de vous voir » ainsi s’exprimait Claudine Frieh, maire de St Didier au Mont d’Or, dans un interview accordé au journal le Progrès en évoquant les prochaines élections municipales.

Cette usure, de nombreux Limonois la ressentent et c’est pourquoi en mars prochain, la liste conduite une fois encore par Max Vincent devra cette fois-ci partager les voix des électeurs avec deux autres listes à savoir "Respirer à Limonest" et "Ensemble pour Limonest".

Trois listes en présence c’est beaucoup pour une petite commune mais très bon pour le débat démocratique et pour inciter les citoyens à voter. Il faut savoir que lors des municipales de 2001, sans la présence d'une seconde liste, le taux d’abstention qui s’est élevé à 35,5 % des inscrits, aurait probablement dépassé la barre des 50 %.

Voici donc le maire sortant obligé d’intervenir sur deux fronts pour tenter de convaincre les Limonois de lui faire confiance et de lui accorder un nouveau mandat.

Probablement que l’opposition se verra qualifiée d’extrême droite pour les uns, de gauche écolo pour les autres, et que Max Vincent clamera haut et fort qu’il est le seul avec son équipe à incarner les vraies valeurs de la république.

Comment faire autrement quand on n’est pas vraiment de droite, que l’on n’est pas non plus de gauche et que finalement on n’est nulle part et qu’il ne reste en définitive d’autre solution que de cataloguer arbitrairement ses concurrents faute de pouvoir se situer personnellement.

Que dire encore de l’éviction très discrète d’un conseiller municipal qui, les journaux nous l’ont appris, était un membre éminent du Front National. Il est vrai que l’on n’est jamais trop prudent en politique, car aux dernières législatives, 10 % des électeurs de la commune s’étaient prononcés en faveur du FN.

Ce n’est pas à notre liste alternative de faire le bilan des réalisations de la mandature, Max Vincent saura très bien le faire, oubliant ceux qui ont financé ces réalisations, car dépenser sans trop compter l’argent des contribuables n’est pas un exploit et ne mérite ni éloges ni félicitations….

Pour autant, comment ne pas interpeller ce dernier sur certaines décisions, réalisations et projets dont beaucoup relèvent de considérations strictement personnelles, et non du souci de répondre aux attentes et aux besoins réels de la population :

DUP, dossier sécurité Sandar, nouvelle école de musique, maison pour tous, réfection de la pelouse du stade honneur, couverture des tribunes, maison des jeunes, annexe sportive du centre de loisirs, lotissement du vallon de la Sablière, densification du centre sont autant de sujets qui nous concernent tous et que nous développerons dans la présentation de notre programme car la réalité est parfois très différente de ce qui nous est présenté.

En mars, les électeurs auront la possibilité de faire un choix et décider en toute liberté à quelle nouvelle équipe ils vont accorder leur confiance pour gérer les affaires de la commune et décider de ce qui est bien pour l’ensemble de ses habitants.

Pour ce qui nous concerne, nous nous engageons à travailler dans la plus complète transparence, tout particulièrement pour ce qui concerne les dépenses publiques et nous veillerons à consulter et à associer les Limonois aux décisions qui engagent l’avenir de la commune et par voie de conséquence, leur propre avenir.

Nous souhaitons également que le développement de Limonest passe par l’installation durable de jeunes actifs dans notre commune. Nous avons de l’espace, un environnement de qualité, apportons y la vie et l’enthousiasme des jeunes, et tous ensemble, nous aurons les meilleures raisons d’aimer vivre dans notre village.

Richard Giaume