Bien sûr, la municipalité actuelle est dans son rôle lorsqu’elle suscite la création d’associations là où il y a des besoins non satisfaits et qui sortent des compétences municipales ( cf. Limonest Patrimoine ) ; elle est dans son rôle lorsqu’elle soutient les associations par le versement de subventions ; elle est aussi dans son rôle, plus exceptionnellement lorsqu’elle municipalise celles qui lui paraissent procéder d’un service collectif nécessaire à la population ( exemple : la crèche).Quoique , en la circonstance, des débats portés sur la place publique nous auraient parus bienvenus pour de telles opérations ayant une incidence directe sur le budget à long terme de la commune.
Cependant la municipalité s’écarte de son rôle lorsqu’elle s’immisce dans les affaires de ces associations : soit en essayant d’imposer telle ou telle autre personne à un poste important dans le bureau d’une association, soit en essayant d’influencer la politique d’une association par le biais du chantage à la subvention par exemple.
Evidemment, ce n’est pas exposé sur la place publique, mais on aura à l’esprit le cas de ce président d’association en exercice pour lequel le maire était allé solliciter un remplaçant, ou encore le cas de cette personne désignée par le maire pour se porter candidat à la présidence vacante d’un bureau.
Le mandat actuel a vu se réaliser la municipalisation de la crèche et de l’école de musique, et il est de notoriété que le football est depuis longtemps chasse-gardée de la municipalité, d’ailleurs tout le monde connaît le « président d’honneur » du FCLSD, qui n’est autre que le maire, lui-même longtemps président, mais peu de gens savent qui en est le président actuel.
C’est donc peu dire que le champ effectif de l’indépendance de la vie associative a donc eu tendance à se restreindre sérieusement ces dernières années. Les grosses associations non municipales pouvant encore revendiquer cet espace de liberté sont l’ASCJL et l’ADMR, voire aussi le Comité de Jumelage et les associations de parents d’élèves qui n’appartiennent pas aux fédérations officielles FCPE, PEEP.
PROPOSITIONS :
La proposition que peut faire EpL pour remédier aux dérives constatées découle directement du constat précédent : il s’agit simplement de s’engager auprès des limonois, solennellement et sur l’honneur, à ne jamais intervenir dans la désignation des membres d’un bureau associatif, de quelque manière que ce soit, ni à influer sur le fonctionnement de celui-ci. A faire en sorte également de ne pas « infiltrer » plus ou moins volontairement les conseils d’administration par des conseillers municipaux ou des proches de ceux-ci.
On pourrait imaginer, pour donner un gage de cet engagement, créer une sorte de commission d’observation et de contrôle du respect de ces règles d’indépendance de la vie associative, au sein-même de la municipalité.
Il va de soi qu’on peut imaginer des cas de dérogation à cette règle de bonne conduite : par exemple en cas de nécessité faite à la mairie d’intervenir, à la demande des adhérents d’une association en danger et dans l’incapacité de désigner ses propres « cadres ».
Mais veiller au respect de l’indépendance de la vie associative, c’est aussi, et alors que le mandat qui s’achève a vu la municipalisation de deux grosses associations ( la crèche et l’école de musique ), se poser la question de la poursuite ou de l’arrêt du processus de municipalisation des associations.
C’est aussi introduire de la clarté et de la transparence dans l’attribution des subventions : être en mesure d’expliquer et justifier comment et par rapport à quoi se détermine le niveau global des subventions versées aux associations, et ensuite sur quelle base objective s’effectue la répartition entre elles.
A cet égard, l’office municipal des sports que propose par ailleurs de créer Ensemble pour Limonest, pourra exercer ce rôle au niveau des associations sportives de la commune.
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