On a pu s’apercevoir, par une observation attentive et quasi-quotidienne durant ces sept dernières années, à quel point tout ce qui se pense, se décide, s’élabore au sein du conseil municipal semble être l’unique fruit d’un processus interne aux 23 conseillers municipaux, sans que jamais la population limonoise au sens large ne soit associée de près voire même de loin aux projets de la commune.
Les exemples fourmillent durant le dernier septennat ( 2001-2008) de ce mode de fonctionnement dénué de toute transparence et d’un minimum de cette démocratie participative souhaitée pourtant par de nombreux habitants de la commune.
On pourrait citer par exemple : les projets de construction sur le centre du bourg ( réfection du terrain d’honneur, couverture de ses tribunes, extension du parc des sports, extension de l’école publique, création d’un centre de loisirs avec annexe sportive, constructions d’habitations avenue du Général de Gaulle en lieu et place de l’habitat existant avec préemptions,…) ; les projets sur le quartier de la Sablière ( programme de logements sociaux et de résidence en copropriété, DUP sur la propriété SANDAR pour annexion de terrains et locaux pour la construction d’une maison pour tous) ; des projets plus éloignés du centre comme la ZAC des Bruyères ; la municipalisation de structures telles que la crèche, ou encore l’école de musique ; etc…
Pour tous ces sujets, la population limonoise , loin d’être consultée, se trouve mise devant le fait accompli, souvent par des informations lapidaires dans la gazette municipale. Pour donner le change il arrive que certains bureaux d’association soient sollicités pour donner leur avis , mais là encore peu de choses transpirent sur leurs contributions et sur ce qui est finalement retenu de celles-ci.
Ensemble pour Limonest propose d’inverser totalement cette mise à l’écart systématique de la population par différents biais :
- Créer des commissions extra-municipales , pour chaque grand projet comportant soit l’engagement d’un budget d’investissement significatif ( plus de un million d’euros), soit une transformation significative de l’environnement existant avec le déplacement d’habitants déjà installés, pouvant nécessiter expropriations et procédures de DUP.
- Créer une commission permanente de l’environnement et des déplacements qui réunira conseillers et habitants autour de tous les sujets qui ne feraient pas l’objet de la création d’une commission spécifique sur un sujet significatif ;
- Développer un fonctionnement transparent des différentes commissions municipales, avec notamment un accès de la population aux minutes des débats menés au cours de réunions non ouvertes au public et qui précèdent la réunion du conseil municipal au cours de laquelle les décisions sont votées.
- Ouvrir la possibilité à la population de fournir des sujets à mettre à l’ordre du jour des conseils municipaux, via les vœux formulés par exemple au sein de commissions extra-municipales
- Ouvrir la possibilité de consulter la population par référendum pour des décisions importantes à prendre
- Porter par écrit au compte rendu des conseils municipaux les questions du public et les réponses du maire qui ont été formulées.
En marge de cette organisation nouvelle et structurante destinée à faire en sorte que le conseil municipal devienne un vecteur décisionnaire s’appuyant fortement de l’expression élargie de la population, il y a lieu de redonner , au niveau des outils que sont le bâtiment de la mairie et la gazette municipale, l’espace qui revient aux habitants :
- l’organisation de l’accueil de la « nouvelle » mairie nous semble à revoir : en effet, rien n’est fait pour que le visiteur qui s’y rend sans rendez-vous particulier avec le maire ou un adjoint, puisse avoir envie de rester sur les lieux pour recueillir toute information administrative accessible, par exemple les minutes de conseils municipaux, les contrats passés par la mairie, les plans cadastraux, etc….
- Dans cet esprit d’ouverture la structuration des locaux est également à revoir, le visiteur développe un sentiment désagréable de devoir attendre pour consulter des documents dans une sorte de couloir de métro ou de salle des pas perdus, ce qui ne favorise aucunement la convivialité et l’échange entre visiteurs.
- la gazette municipale, très structurée et d’un format luxueux, doit revenir à un concept plus simple et convivial, et comporter des pages destinées à l’expression libre de groupements d’habitants, d’associations, voire d’individus
- Un objectif de ce concept est l’attribution d’un espace de libre échange et communication car si la mairie est le support officiel de la vie du village, elle n’a en rien l’apanage de l’exclusivité mais doit porter son soutien aux activités « libres », telles la création artistique, intellectuelle ou sportive. La gestion de cet espace ou le compte-rendu de son activité étant intégrée dans la gazette. Ce concept a été développé devant des membres du conseil municipal en vue de la définition de la maison pour tous ( ou maison de la culture ?, ou foyer des jeunes ?…)
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